Fractures
Des phrases de harcèlement de rue, en apparence légères. À chaque répétition, leurs lettres se brisent un peu plus.
Ce projet parle de violence contre les femmes. Aucune image de violence n’est montrée.
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Rien de ce que vous écrivez ici n’est enregistré ni envoyé.
- Souris un peu !
- T’es toute seule ?
- T’as pas froid habillée comme ça ?
- C’était un compliment.
- On peut plus rien dire.
- Tu l’as un peu cherché.
- Hé, mademoiselle !
- T’es charmante, tu sais.
- Tu me donnes ton numéro ?
- Pourquoi tu réponds pas ?
- Fais pas ta timide.
- Fais pas la difficile.
- T’es bonne.
- Jolies jambes !
- Je te raccompagne ?
- Tu habites où ?
- Hé, je te parle !
- Pour qui tu te prends ?
- Salope.
- T’es moche de toute façon.
- Habillée comme ça, faut pas s’étonner.
- C’est pour rire.
- T’as pas d’humour.
- Tu dis non, mais tu penses oui.
- Allez, juste un sourire.
- Ma belle…
- Viens par ici.
- Tu vas où comme ça ?
- T’es de mauvaise humeur ou quoi ?
- Personne ne te croira.
Ces phrases sont des exemples typiques. La version finale du projet sera faite avec des phrases recueillies, avec leur accord, auprès de femmes qui les ont entendues.
- Année
- 2026
Une remarque dans la rue peut sembler anodine à celui qui la prononce. Pour celle qui l’entend, elle s’ajoute à toutes les autres, jour après jour.
Fractures reprend la fracture de mon caractère PAIX : chaque phrase se casse un peu plus à chaque fois qu’elle est répétée. Vous pouvez aussi écrire une phrase que vous avez entendue. Elle reste sur votre écran et n’est enregistrée nulle part.